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 Consommation durable et voiture

Quel rôle joue la voiture dans l’organisation de notre société, quelle solution pour consommer du transport différemment ?

 

L’emprise de l’automobile sur notre mode de fonctionnement

 
     La voiture est à l’origine de son invention un outil de déplacement. Les premières voitures ont été conçues pour que l’utilisateur puisse être amené d’un point à un autre en limitant ses efforts physiques et réduisant le temps de transport. C’était donc un véritable objet social qui facilitait les échanges entre les personnes. L’esthétisme n’était qu’une perspective secondaire du véhicule. Naissait alors un moyen de transport autonome palliant certains inconvénients des transports collectifs et des véhicules non motorisés.
     Au fil du 20ème siècle, le véhicule automobile est devenu un système qui a considérablement modifié l’organisation des sociétés occidentales et globalement aussi au niveau planétaire. Ce mode de transport s’est rendu finalement indispensable. Lorsque l’on n'habite pas en centre ville, que les transports en commun sont peu développés, que le travail se trouve toujours plus loin, l’automobile est là pour répondre à nos attentes de mobilité.
Mais le système est perverti dans le sens où le choix a disparu pour le consommateur. Je ne parle pas du choix de tel ou tel modèle de véhicule, mais du véritable choix de disposer où non du véhicule. Qui peut se permettre aujourd’hui de ne pas avoir de voiture ?
     Ainsi, où est donc le choix d’utiliser ou non un véhicule ?
 

La voiture, objet de consommation et de classe sociale

 
     Depuis les années 60, sans discontinuer, l’automobile nous a été présentée comme un objet de consommation qui marque l’identité de chacun d’entre nous : Il y a la voiture du chef d’entreprise (grosse berline), la voiture de celui qui a réussi (4x4), la voiture familiale (Monospace), la voiture pour circuler en ville plus petite et compacte, la voiture sportive, la voiture pour se faire remarquer...
     La voiture est véritablement devenue un objet de classe sociale, un objet qui permet de s’affirmer comme ayant tel ou tel statut dans notre société. C’est souvent à celui qui à la plus belle, la plus grosse, la plus rutilante des voitures...
     En ce sens, le choix d’acheter tel ou tel type de véhicule n’est il pas biaisé ?
 
 

La voiture, objet de dépense

 
Source :ouest France
     
    La voiture devenue indispensable est aussi devenue une contrainte financière importante. Le coût d’un véhicule est élevé, ce n’est pas un hasard si les voitures « low cost » (à bas coût) se vendent très bien. Elles répondent à une attente forte de la part des consommateurs qui souhaitent limiter les frais liés à l’automobile. Qui plus est, les charges sont de plus en plus lourdes à l’utilisation mais aussi à l’entretien : Les assurances, le carburant... Il est d’autre part évident, que malgré une baisse récente des cours du pétrole, l’essence ne cessera d’augmenter en se raréfiant. L’entretien d’un véhicule est devenu une charge considérable, l’électronique n’a rien fait pour limier les coûts. Une voiture nouvelle doit obligatoirement passer par la concession pour être révisée car il est nécessaire de disposer d’un matériel performant pour faire des diagnostics. La liberté de choix pour faire entretenir son véhicule tend à se réduire à néant. Nous n’allons plus acheter une voiture, mais un service de transport qui nous engagera pour plusieurs années chez un seul concessionnaire... Il est ici évident que le consommateur devient captif, il n’aura plus le choix...
 
 

L’automobile, notre environnement et notre santé

 
 
Les coûts écologiques et de santé sont souvent abordés lors de débats. Il est indéniable que si chaque être humain souhaite disposer de son propre véhicule, les ressources pétrolières ne suffiront pas à terme. Pire encore, le taux d’émission de CO2 et de pollutions (NOx, particules...) vont être multipliées dans l’atmosphère avec les conséquences que nous connaissons : asthme, cancers, difficultés respiratoires pour les personnes âgées et les enfants...
Qui ne souhaite pas utiliser de voiture écologique ? L’attente est forte tout comme sur l’aspect économique. Mais les solutions qui pourraient être utilisées tardent encore à venir.
 
 

Que faire ?

Au final, ce premier tableau apparaît foncièrement noir. Néanmoins, nous avons des opportunités pour changer nos habitudes et utiliser cet outil magnifique qu’est la voiture. Il y a le choix :
 
La marche Le vélo Les transports en commun Le covoiturage...

 
Quelques idées à exploiter :
 
  • Pour l’achat du véhicule, choisissez en priorité un véhicule économe en carburant et renseignez vous sur le coût de l’entretien du véhicule.
  • En utilisation, sachez qu’une voiture bien entretenue consomme moins et pollue moins.
  • Au volant, roulez moins vite, soyez ZEN, c’est économe, écologique et excellent pour la santé. Tentez d’anticiper votre conduite, si un feu passe au rouge, inutile d’accélérer et de freiner au feu. Lâcher plus tôt la pédale d’accélérateur. Inutile non plus de redémarrer plus vite que votre voisin : dix secondes après le démarrage, il ne pensera plus à vous et par contre ce sera à vous de remettre de l’essence dans votre véhicule plus fréquemment si vous démarrez toujours sur les chapeaux de roues.
  • Pour vos déplacements, dans une grande ville, faites le choix des transports en commun et de la marche, autant que possible.
  • Où que vous alliez, évitez les petits trajets qui peuvent être faits à pied ou à vélo, c‘est excellent pour la santé : 2 kms à pieds => 20 minutes, 2 kms en vélo => moins de 10 minutes
  • Pour les grands trajets, comparez le prix d’un voyage en train et en voiture. Pensez aussi que vous pouvez lire, échanger vous reposer en train alors qu’en voiture vous devez être constamment attentif...Pensez aussi à développer le covoiturage pour des trajets importants. Des sites de covoiturage se sont développés sur Internet pour faciliter ces déplacements. Encore une fois, soyez ZEN...
  • Pour le travail, évaluez la disponibilité des transports en commun ou proposez le covoiturage.
  • En été, évitez la climatisation dès la montée dans la voiture, le véhicule consomme plus et vous risquez « d’attraper froid »...
  • Evitez de laver votre véhicule trop souvent, une tache ne nuit pas au bon fonctionnement et privilégiez les solutions qui économisent l’eau et qui recyclent l’eau. Les stations doivent être équipées de bacs de récupération d’eau de lavage. Il existe aussi des systèmes de lavage sans eau.
 
Voilà quelques conseils qui peuvent changer les choses et améliorer votre confort de vie. Ces conseils, nous les avons puisés, entre autres, dans un excellent ouvrage complet et très pragmatique qui vient d’être publié par
 
Marie France Corre :
La consommation responsable de A à Z, santé environnement et budget.
Edition : PEARSON Village mondial
Coût : 19€
 
Pour penser autrement, agir et économiser ce n’est pas très cher, alors il n’y a pas de raison de s’en priver !
 
A vos commentaires !!

Commentaires

Dieselgate

Bonjour,

"Le groupe Volkswagen permet maintenant d'identifier les VW, Audi, Skoda et Seat qui sont concernées par le "dieselgate".

" En France, pas loin d'un million de véhicules du groupe Volkswagen sont concernés par l'affaire nommée dieselgate. Il s'agit de modèles diesel dotés du moteur EA189, un quatre-cylindres décliné en 1.2, 1.6 et 2-litres, correspondant à la norme de dépollution Euro 5."

Ces citations proviennent du journal de l'automobile.

Il est intéressant de voir que personne ne bouge dans cette affaire de moteurs de véhicules truqués électroniquement par un grand groupe allemand. En effet, pas une association de consommateurs, ni d'assureurs ne se font entendre ou plutôt si, ce silence devient même assourdissant.
Il me semble que les associations de consommateurs ont le pouvoir d'effectuer des actions de groupe, là, ils ont beaucoup de grains à moudre et l'occasion de montrer leurs volontés réelles d'en découdre et à défendre les consommateurs.
En France, d'après les journaux, il y aurait environ un million de voitures impactées et d'autant de personnes lésées. Le scandale dépasse notre imagination, tromper tout le monde et à ce jour personne n'est capable de juger l'ampleur des dégâts.

A moins que ces responsables se soient déjà saisis de l'affaire ? Affaire à suivre !

 

 

Re: Dieselgate

     C'est gentil de penser qu'une association comme la nôtre peut mener une enquête plus rapidement que les services spécialisés en la matière ! Et qu'ensuite YAPUKA enclencher une action de groupe. Notre fédération en a lancé UNE sur la facturation illicite de l'envoi de quittances de loyers. Savez-vous que l'association doit assumer tous les frais jusqu'au bout de la procédure ? C'est à nous de gérér la collecte des victimes et la répartition des dommages et intérêts s'il y en a. Cela représente des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros à avancer. Nous partageons votre surprise indignée de l'arnaque de VW mais nous accuser de "silence assourdissant" (synonyme de "complicité" ?) nous semble aller un peu vite en besogne. 
     Cela dit, nous serions heureux de savoir ce que vous nous suggérez comme moyen pour calculer le préjudice individuel de chaque acheteur de voiture bidouillée par VW. Le préjudice à l'environnement, la fraude sur la qualité présentée des véhicules vendus, OK. Mais le client individuel ?
   Merci de vos lumières que notre association se fera un plaisir de transmettre à notre service juridique national.
   Cordialement
   le Président
   J. MOPIN

 

 

Ils en parlent mieux que moi !


Accueil Auto Scandale Volkswagen - Une intox peut en cacher une autre

Actualité 06 octobre 2015

Scandale Volkswagen

Une intox peut en cacher une autre
Alors que la presse se fait le relais des « coups de com’ » qui appellent à la réparation des consommateurs français dans l’affaire Volkswagen sur les contrôles antipollution, à l’UFC-Que Choisir, on prend le temps de la réflexion. L’objectif pour la protection des consommateurs est bien de lutter efficacement contre les mauvaises pratiques des constructeurs automobiles. Et de changer la donne en profondeur.

Si le scandale Volkswagen a éclaté aux États-Unis, c’est que la situation au sujet de l’oxyde d’azote (NOx) est très différente avec l’Europe, la réglementation étant beaucoup plus drastique aux États-Unis. Depuis 2004, les constructeurs de moteur diesel n’ont pas le droit de dépasser 43 mg/km, alors qu’en France la limite était, jusqu’à très récemment, fixée à 170 mg/km. C’est seulement l’entrée en vigueur de la norme Euro VI (applicable depuis le 1er septembre 2014 aux nouveaux moteurs homologués et depuis le 1er septembre 2015 à tous les moteurs) qui interdit à tous les moteurs diesels vendus en France de dépasser 80 mg/km, soit une diminution de plus de moitié, mais encore loin de la norme américaine.
Et si Volkswagen a énormément communiqué sur les émissions de NOx, c’est notamment parce que le diesel est mal perçu outre-Atlantique. En revanche, l’argument environnemental sur l’oxyde d’azote n’a pas été valorisé en Europe et en France, les performances de NOx ne figurant d’ailleurs pas sur les brochures techniques. Aucune allégation spécifique n’a été faite aux consommateurs, quel que soit le constructeur. Du coup, les consommateurs ne peuvent réclamer – sur le fondement du préjudice moral ou encore sur la perte de chance – un quelconque préjudice, dans la mesure où aucune information sur les performances NOx ne leur a été délivrée. Quand bien même une telle allégation aurait existé, et qu’elle aurait été faussée par le logiciel utilisé par Volkswagen, l’action de groupe n’aurait pas permis à l’UFC-Que Choisir d’exiger une quelconque indemnisation des consommateurs concernés. En raison de la difficulté de chiffrer un préjudice économique, seul préjudice réparable par l’action de groupe en France.
D’autres pratiques bien plus anciennes
En revanche, le scandale Volkswagen ne doit pas masquer les autres « procédés », également très critiquables et cette fois-ci directement préjudiciables aux consommateurs français. Car il est aujourd’hui incontestable que la plupart des constructeurs utilisent des « astuces » (moteur adapté pour consommer le moins possible au moment du test, pneus surgonflés…) afin d’optimiser les tests de consommation et d’émission de CO et de particules fines (1).
Depuis 2009, l’UFC-Que Choisir mène des tests sur la majeure partie du parc automobile, selon les protocoles européens qui s’imposent aux constructeurs et aussi selon un protocole plus sévère et plus proche des conditions réelles d’utilisation. Nous avons ainsi constaté des décalages très importants entre nos résultats et ceux des constructeurs. Par exemple, en 2011, nous dénoncions déjà un écart de 47,1 % (soit une différence de 3,3 l/100 km) entre la consommation mesurée de la Ford Focus 1.8 125 Flexifuel et celle annoncée par le constructeur. En février 2015, nous relevions un écart de 29 % pour une Clio IV Estate dCi 90 Energy Eco2 et 28 % pour une Fiat 500 0.9 8V S&S.
Une telle situation a pour conséquence de déconnecter très substantiellement la performance alléguée par le constructeur et la réalité vécue par l’utilisateur. Or, en France, la consommation de carburant est un élément central des campagnes publicitaires des constructeurs. En outre, moins le véhicule consomme, moins il émet de CO et de particules fines, notamment s’il s’agit d’un moteur diesel.
Il faut aussi rappeler que les valeurs d’émissions de CO servent de base de calcul aux bonus et malus attribués aux véhicules achetés par les particuliers, mais aussi à la TVS (taxe sur les véhicules de société) pour les entreprises. En annonçant des émissions éloignées de la réalité, les constructeurs avantagent certes les automobilistes et les entreprises, mais obligent l’État français à payer plus que de raison.
Alors que ces techniques pullulent, que des écarts substantiels sont prouvés sur la plupart des marques, la communication se cristallise sur un point qui ne trouvera certainement pas d’issue judiciaire en faveur des consommateurs ayant fait l’achat d’un véhicule du groupe Volkswagen concerné (Audi, Seat, Skoda et VW). Si toute la lumière doit être faite sur les conséquences de l’affaire Volkswagen sur le marché européen, elle doit permettre avant tout d’accélérer le processus de sanction contre les pratiques anciennes et très préjudiciables des fabricants automobiles, aussi bien du point de vue économique qu’écologique.
[1]. Il s’agit du test NEDC, qui évalue à la fois la consommation et l’émission de CO et de particules fines.

Avec le service juridique de l’UFC-Que Choisir

Source UFC-Que Choisir

 

 

Re: Ils en parlent mieux que moi !

   Merci de cette confirmation de mes propos !
    J. MOPIN

 

 

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