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 Consommation, hyperconsommation et développement durable

A nous aussi de faire le choix

 

Qu’est-ce-que la consommation ? 
 
 
D’après Wikipédia, « la consommation est l'acte d'achat et l'utilisation de biens et services, généralement dans le but de satisfaire ses besoins ou ses désirs. Elle est le fait des consommateurs, des entreprises et de l'État ». Si l’on se tient à une simple réflexion, il est aisé de conclure que la consommation n’est qu’un acte d’achat dénué de sens et sans impact éthique ou social, au delà de la satisfaction individuelle. Cet acte n’aurait qu’un impact sur l’économie.
 
Impact de la consommation sur notre société
 
Pourtant cet acte d’achat a des impacts beaucoup plus importants que l’on ne soupçonne pas forcément :
  1. Il arrive en ces temps de crise d’entendre dans certains médias ou dans certains discours politiques que l’acte d’achat est devenu un acte citoyen dans la mesure où il permet de maintenir le « moteur de la consommation » allumé et donc de maintenir un certain niveau d’échanges économiques. La consommation a donc un impact économique clair.
  2. Il est aussi fréquent de parler de surconsommation voire d’hyperconsommation (Gilles Lipovetsky). Wikipédia donne encore une définition intéressante de la surconsommation : « Elle désigne un niveau de consommation situé au-dessus de celui des besoins normaux ou d'une consommation moyenne ». Wikipédia ajoute qu’ au delà d'un certain seuil, la surconsommation est un facteur de surexploitation de ressources naturelles pas, peu, difficilement, dangereusement ou lentement renouvelables ». Ainsi, la consommation peut avoir un impact important sur l’environnement sur toute la planète.
  3. Il est aussi courant d’entendre de la part des consommateurs, que les prix sont trop élevés. Or il se produit depuis quelques décennies des mouvements dans les entreprises. Elles délocalisent la production industrielle dans des pays où les règles et les contraintes sociales soient moins disantes. Elles utilisent donc de la main d’oeuvre moins chère, moins bien protégée, avec comme objectif de baisser les coûts de production et « in fine » les prix des produits, bien que cette dernière action ne soit pas automatique car l’entreprise peut privilégier une augmentation des bénéfices des actionnaires au détriment des bénéfices du consommateur. Ainsi, le pays qui subit une délocalisation voit son chômage augmenter puisque l’entreprise ne part pas avec ces employés et le pays qui accueille l’entreprise propose une main d’oeuvre qui est exploitée car moins bien payée et moins protégée comparativement au pays d’origine. L'impact social de la consommation est aussi important.
  
A travers ces trois points nous notons donc que l’acte d’achat n’est pas si anodin qu’il y paraît. Cet acte peut avoir un impact sur l’environnement économique, écologique et social. Mais pour évaluer l’impact de cet acte, il est nécessaire de connaître où et comment sont fabriqués puis recyclés les différents produits à consommer. Il est nécessaire d’avoir une vision globale du produit de son origine à sa fin de vie.
 
 
 La mondialisation de la production, une perception floue pour le consommateur
 
Toujours d’après Wikipédia (eh oui, c’est un bon site pour la réflexion...), « Les phases complémentaires de la consommation sont la production et la distribution. Nous pourrions aussi ajouter après la distribution et la consommation du produit, le recyclage et le traitement des déchets inhérents à cette consommation. Ainsi, la chaîne complète de consommation est complexe et souvent invisible aux yeux du consommateur avec, en amont, l’exploitation des matières premières et la fabrication et, en aval, le traitement. 

 

Et c’est seulement avec cette vision globale que le consommateur pourra avoir une idée éclairée de l’impact de son acte d’achat, passant par une connaissance approfondie tant sur l’aspect économique, écologique que social de toutes les étapes. Cette connaissance est véritablement complexe, et ce n’est pas une sinécure que de l’écrire. 

Prenons l’exemple fictif mais tout à fait plausible d’une voiture :
 
  • Une voiture, assemblée en Slovénie à partir de composants provenant de Chine, d’Inde, de France, d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne et du Brésil peut être vendue en France. Au delà de l’origine des différents composants, il faut encore les acheminer en Slovénie pour les assembler via des bateaux, des camions.
  • Notons aussi que les matières premières qui servent à fabriquer les différents éléments (minerai de fer, nickel, cobalt, chrome, cuivre...), viennent d’autres régions. En général, les mines sont implantées dans des pays africains, en Australie, en Amérique du sud...
  • Pour faire fonctionner ce véhicule, l’essence est produite en France à partir de pétrole lui même extrait via une plate-forme pétrolière implantée aux Emirats Arabes.
  • Plus encore, pour pouvoir rouler en toute légalité, il est nécessaire de l’assurer auprès d’une société spécialisée, société d’assurance. Quand vous appelez cette société, vous passez par une plate-forme téléphonique installée au Maroc et pourtant c’est Sophie ou Julie qui vous répond
  • Ajoutons encore un niveau de complexité qui est le recyclage de la voiture. Au bout d’un certain temps, la voiture désirée, achetée et utilisée ne vous satisfait plus, il faut s’en débarrasser. Comment finit-elle ? Elle est démantelée « à la casse », les tôles et les métaux sont recyclés pour refaire de nouveaux composants. Les plastiques et les polymères peuvent être recyclés pour fabriquer de nouveaux plastiques ou pour faire des pulls en laine polaire... Les produits toxiques comme les batteries, les circuits électroniques sont séparés puis traités ou stockés dans des décharges spécifiques... Autant dire que la filière du démontage est aussi complexe que la filière de fabrication avec des délocalisations, des procédés complexes. Qui plus est, elle est beaucoup moins connue. C'est vrai, qui donc s’intéresse au devenir de son ancien véhicule ?
 Autant dire que cette chaîne permettant au consommateur d'utiliser sa voiture est complexe et passe souvent inaperçue aux yeux du consommateur.
  • Avez-vous une idée des conditions sociales des salariés des sociétés minières, des employés chinois indiens ou slovaques ?
  • Avez-vous une idée des réglementations environnementales des pays africains, des Emirats Arabes Unis, de la Chine ...
  • Avez- vous une idée de la rentabilité économique d’un véhicule, de l’énergie nécessaire pour fabriquer un véhicule, pour l’utiliser et pour le recycler ?
Rappelons quelques scandales passés comme les enfants au travail fabriquant des chaussures pour la marque Nike, les conditions de travail dans les mines chinoises, les sites géographiques ruinés par des entreprises comme Metaleurop qui abandonne un site de production dans le nord de la France et laisse à la charge de la société civile une bonne partie de la dépollution... Les exemples sont légion...
 
Du consommateur au consom’acteur ou le poids insoupçonné du consommateur
 
     Le choix du consommateur peut être un vecteur influant la structure et l’organisation de la société en choisissant, au vu de ses propres convictions, les produits et services qu’il consomme. Il est tendance, à l’heure actuelle de parler de consom’acteur. 

     Nous pourrions faire un parallèle entre le choix du consommateur et le droit de vote dont dispose le citoyen avec le bulletin qu’il met dans l’urne. En effet, les citoyens choisissent leur représentant dans le but d’influer sur l’évolution de la société. Le citoyen fait donc un choix en votant pour celui qui est le plus proche de sa perception de la société.
     Tout comme le citoyen , le consommateur peut être un acteur en choisissant les produits qu’il achète. Pour se faire, il a besoin de connaître la chaîne complète du produit consommé, des matériaux de base servant à sa production jusqu’à son recyclage, une fois consommé. En ce sens, l’information est un élément indispensable pour faire le bon choix.
 
     Reprenons l’exemple du citoyen. Pour élire son représentant, le citoyen va chercher de l’information permettant d’évaluer la pertinence des prétendants. Il s’informe via le programme du prétendant, en suivant les débats, en échangeant éventuellement avec lui. Il parcourt les revues, ouvrages, livres qui traitent du sujet. Au final, il constitue un capital de connaissances qui lui permet de faire son choix
En est-il de même quand le consommateur passe à l’acte et s’approprie le produit qu’il a convoité ? Il se renseigne sur le produit, sur ses performances, son prix, sa qualité, mais se renseigne-t-il sur l’impact qu’il a sur l’environnement naturel, social et économique ?
Il apparaît donc nécessaire de disposer d’informations suffisamment pertinentes pour pouvoir passer à l’acte en connaissance de cause.
 
 
Où trouver les informations nécessaires à la décision d'acte d'achat ?
 
Bien entendu, comme dans l’exemple ci-dessus, relatif à la filière automobile, il est difficile de trouver l’ensemble des informations qui permettent de faire un véritable choix entre tel et tel véhicule. Néanmoins quelques démarches simples peuvent vous faciliter la vie :
 
Solliciter le vendeur
Avant d’enclencher la vente, vous évaluez toujours l’intérêt de l’achat. Cette évaluation passe par l’évaluation du prix, de la qualité. Ces étapes sont en général suivies par un vendeur qui a comme objectif de déclencher l’acte d’achat. Rien n’empêche de poser les questions liées au produit et relatives à l’origine, l’éthique et le respect de l’environnement.
Ne pensez pas être ridicule, le métier du vendeur est de vous apporter les informations nécessaires pour accepter la transaction. Il doit donc pouvoir vous apportez des réponses. Si tel n’est pas le cas, faites lui remarquer que son métier est bien de vous informer sur le produit, étape incontournable de la vente. Autrement dit, faites lui comprendre que vous êtes le client et que vous pouvez opter pour ou contre l’achat, sans agressivité bien sûr mais fermement.
 
Les labels
Dans certains secteurs, comme l’alimentaire, des labels ont été créés pour orienter les consommateurs vers des choix qui impliquent une prise de conscience. Voici les logos alimentaires les plus connus et gages de qualité : 

 
 
L’INAO, Institut NAtional de l’Origine et de la qualité présente dans un guide le détail des différents labels et les garanties attachées à ces labels.
A vous de le parcourir et de découvrir les avantages de chacun de ces labels.
 
Sachez que tous les autres logos que vous trouvez sur les produits ne sont pas accrédités par des organismes officiels mais peuvent être un simple objet de promotion commerciale :
 
 


C’est le cas pour le fameux logo « Elu produit de l’année » ou le logo « saveur de l’année » 
 
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Dans d’autres secteurs comme la fabrication, l’environnement, le recyclage, certains logos sont la preuve que des règles professionnelles garantissent ces produits tels que des réfrigérateurs, des vélos, des rasoirs, des cosmétiques vis à vis de la sécurité, de la fiabilité de l’environnement :
 
Ces labels garantissent que les produits respectent certaines règles de sécurité, de santé et de protection du consommateur
Ces logos sont la preuve que le produit respecte les labels environnement européen ou français. Ils ne s’appliquent ni aux cosmétiques, ni à l’alimentaire (label bio)

Ce logo indique la présence de matière recyclées dans le produit. Le pourcentage présent au centre donne le pourcentage de matière recyclée dans ce produit.

Attention, si aucun pourcentage n’est présenté, c’est qu’il s’agit d’une matière recyclable et non recyclée
Ce logo garantit que le bois a été coupé dans une forêt durablement gérée
Seul label de commerce équitable, il est censé garantir que le produit a été acheté à un prix « correct » au producteur. Quelques réserves toutefois sur ce label dans la mesure où Max Havelaar ne communique pas sur ces bilans financiers et ces prix « corrects ». Vigilance donc !
Ce logo donne une idée de l’efficacité énergétique de l’appareil. Le classement va de A, voire A+, quand il est très efficace jusqu’à G quand il est très énergivore. Attention, toutefois, il faut le consulter en complément de sa consommation énergétique, en effet, un réfrigérateur peut être classé A voire A+ et consommer nettement plus q’un autre. C’est le cas des fameux réfrigérateurs « américains » qui sont des monstres de consommation électrique.
 
 
Il s’agit des principaux logos ou labels. Néanmoins, il en existe de nombreux autres. Vous trouverez une liste détaillée avec le décryptage de chacun d’eux à l’adresse suivante (cliquez ici)
  
Les associations de consommateurs
Evidemment, nous ne pouvons pas ne pas parler des associations qui cherchent, traitent et diffusent l’information. Ces associations, souvent indépendantes (en tout cas la nôtre UFC Que choisir l’est !) font appel à des méthodes éprouvées pour défendre le consommateur.
 
 
 
Le critère de prix face aux règles respectueuses de l'homme
 
L’information ne suffit pas à initier l’acte d’achat. Cet acte est souvent conditionné en priorité par le prix de la marchandise ou du service. Il est effectivement difficile avec un budget limité d’acheter des produits issus de l’agriculture biologique, des produits respectueux des producteurs ou de l'environnement. Souvent ces produits ont un coût beaucoup plus élevé que les produits standards fabriqués sans garantie d’éthique de respect de l’environnement.
           Personne ne peut nier cet état de fait et cet article n’a pas non plus comme vocation de culpabiliser le consommateur. Chacun peut faire des choix en son âme et conscience et en fonction de ses moyens. Néanmoins, il est important de se poser quelques questions avant d’acheter les produits convoités :
 
Ai-je vraiment besoin de ce produit qui me désire ?
  • Est -il vraiment nécessaire d’acheter un téléviseur écran plat si mon téléviseur à écran cathodique fonctionne toujours ?
  • Est -il nécessaire que j’achète 5 pulls pour l’hiver ou simplement 2, plus chers, mais plus respectueux de l'environnement et de l'éthique ?
     Notons aussi qu’il est fréquent de subir les influences de groupes et de consommer non par nécessité mais plutôt pour communiquer avec les autres à travers des signes extérieurs d'appartenance. Signes, qui, disons le, sont sans cesse ré-inventés à travers la mode. Si tel est le cas, il peut être intéressant de prendre de la distance avec certains codes et de revenir à des fondamentaux.
 
Les produits de qualité sont chers, dois- je me ruiner ? 
     Effectivement, les produits de qualité sont chers comparativement aux autres produits. Dans le cas de l’alimentation, il n’est pas nécessaire de consommer bio pour être respectueux de l’environnement et de l’éthique. Acheter ses légumes sur le marché auprès d’un maraîcher permet de limiter l’énergie utilisée pour transporter ces produits et garantit un revenu acceptable pour le maraîcher. Des AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture de Proximité) se structurent pour distribuer des légumes.
     Il est aussi préférable de consommer des produits de saison qui nécessitent aussi moins de transport. Y-a-t-il un sens à acheter régulièrement des cerises ou des haricots verts frais en hiver ?
Chacun en fonction de ses possibilités ! 
 
La longévité en contre-partie du prix
     Dans certains cas, il peut être intéressant de comparer le prix des produits jetables et des produits dont la durée de vie est plus importante. Il n’est pas évident que le prix d’un rasoir jetable soit plus intéressant sur une période longue. Avez -vous calculé le prix global d’un rasage sur trois ou quatre ans ? Dans certains cas, une petite réflexion permet de bien définir le budget de deux solutions opposées comme un achat durable et un achat jetable.
 
 
La norme consummériste 
      Il est des modes de consommation qui sont imposés implicitement aux consommateurs sans réelle justification : Prenons l'exemple de l’eau en bouteille qui est devenue une référence en terme de consommation humaine.
  • Savez -vous que cette eau peut rester plusieurs mois dans une bouteille en plastique et peut libérer des composés issus de ce même plastique ? Une fois l’eau de la bouteille bue, cette bouteille est jetée à la poubelle., Recyclée ou non, cette bouteille est faite avec du pétrole. Pire encore, cette eau est transportée pour être livrée jusqu’au magasin et le consommateur s’impose le port du pack de 6 bouteilles soit 9kg jusqu’à chez lui.
  • Avez vous comparé le prix d’un litre d’eau en bouteille et le prix de ce même litre issu du robinet ? A minima, l’eau en bouteille est 50 fois plus chère !
  • Savez -vous que l’eau du robinet est soumise à la loi sur l’eau potable et subit ainsi un nombre impressionnant de contrôles ? A contrario, l’eau en bouteille n’est pas soumise à cette même loi. Le nombre de contrôles imposés est moindre.
Alors pourquoi ne pas consommer l’eau du robinet ?
 
 
 
    Ces quelques exemples n’ont qu’un objectif : nous faire retrouver notre esprit critique et choisir, chaque fois que c’est possible, une consommation réfléchie. Ce qui n’a jamais signifié se priver de tous les plaisirs !
 
Nous attendons avec intérêt vos réactions

Commentaires

consom'acteur & consom'citoyen

Réfléchir à ce que l'on achête c'est bien, mais faire la publicité (pendant 20 mn lors de l'AG du 13 mars 2010) des hyper 'automatisés' qui à terme, si on les laisse se généraliser, vont mettre au chômage plusieurs dizaines de milliers de caissières en France, est-ce le rôle d'une association de consommateurs? Une association comme l'UFC ne doit-elle pas plutôt mettre en avant le danger de ce genre de 'modernisme' et inciter les consommateurs à toujours choisir  la caisse manuelle, au lieu d'adopter l'attitude aquoiboniste mis en avant lors de l'AG 'mais madame dans quelques années tous les hyper seront automatisés' Pourquoi? Les consommateurs n'ont-ils aucun pouvoir? Si les fournisseurs d'eau proposent une assurance supplémentaire contre les fuites, à juste titre vous faites remarquer que c'est parce qu'ils y gagnent. D'après vous pourquoi les hyper veulent-ils généraliser l'automatisation de leur magasin? Les consommateurs sont aussi des citoyens, les emplois de services ne sont pas délocalisables, à notre petit niveau, on doit tout faire pour les conserver. Je pensai qu'une association comme l'UFC était là pour aider à décoder les dégats que fait ce genre de 'modernisme', et non pas pour subir le lobbying apparemment très efficace de Auchan.

 

 

Re: consom'acteur & consom'citoyen

      Je constate que votre courroux ne s'est pas manifesté sur la partie de mon exposé qui portait sur la conception écologique de ce magasin : panneaux solaires, électricité éolienne et photovoltaïque... Ne s'agissait-il pas là d'une publicité éhontée pour un grand distributeur ?

    Mais je vois que les explications que je vous ai données lors de notre AG n'ont pas calmé votre colère et j'en suis navré. Je reprends donc les arguments de la défense ! 

     Où avez vous vu et entendu que je promouvais les caisses automatiques ? Que vous ayez cette sensation est de l'ordre du ressenti personnel subjectif  et ne saurait être érigé en postulat qui s'imposait à tous les adhérents présents à notre Assemblée Générale. Ou vous interdisez à une association d'expliquer à ses adhérents une situation parce que cette situation ne vous plait pas, ou vous acceptez que cette situation puisse être présentée pour ouvrir un débat. Je ne pense pas que le fait d'interrompre ma présentation pour la trouver scandaleuse soit une bonne méthode de débat.

    L'automatisation de tous les services est une tendance lourde et le constater n'est pas forcément admettre que c'est une bonne chose. Et le pouvoir de boycott reste entre les mains du consommateur. Mais qui dit boycott dit aussi liberté de choix : un consommateur qui trouverait fort intéressant d'utiliser les caisses automatiques car elles lui font gagner du temps et parce qu'elles créent des emplois dans l'industrie des automates, serait-il condamnable et indigne de faire partie de notre association ? Tout cela fait à mon avis partie du débat qui n'a rien d'aussi simple que vous semblez le croire.
    En tout cas, ce débat est ouvert et je vous remercie d'y participer. Mon rôle est de l'animer et de veiller à ce qu'aucune opinion n'en considère une autre comme scandaleuse ou méprisable.

                                                                            Le Président
                                                                               J. MOPIN   

 

 

Re: consom'acteur & consom'citoyen

Dernière intervention de ma part. Je repose ma question : "est-ce le rôle d'une association de consommateurs de présenter pendant 20mn, lors de l'AG annuelle, le fonctionnement d'un hypermarché automatisé? Vous nous avez dit avoir été enchantés de votre visite prévue pour durer une heure, et qui a duré 3 heures. Vous nous avez repris l'argumentaire de l'hyper. Par exemple, devant le mur d'écrans de contrôle, votre remarque "il faut bien qu'ils se protègent contre les voleurs"!!! (et puis anecdote sur un pot de cornichons ou de confitures, je ne sais plus). Désolée d'avoir interrompu votre présentation au bout de 20mn, quand vous en étiez aux différentes couleurs utilisées pour les caddies... La fabrication des automates, crée des emplois dans l'industrie. En France???? Voilà une information qui m'intéresse. Si vous pouviez m'indiquer le nom d'une ou deux usines, j'en ferai la visite avec beaucoup d'intérêt. Aucun débat n'était prévu, puisque vous avez enchainé sur le pot, c'est normal puisque les AG ne sont pas faites pour ça. Je reformule ce que j'ai dit précédemment, le lobbying de Auchan a bien fonctionné.
Quant à la partie écologique, je n'ai fait aucune remarque, parce que je vois ça tous les jours dans le quartier de la Défense où, depuis quelque temps déjà, plusieurs tours sont équipées de panneaux solaires et certaines d'éoliennes, sans que cela génère de chômage, bien au contraire.

 

 

Re: consom'acteur ; consom'citoyen

       Ca me paraît important d'informer les consommateurs sur les tendances et le fonctionnement de l'industrie que ce soit l'industrie alimentaire, la grande distribution mais aussi le petit commerce et le commerce qui monte actuellement le bio ou l'équitable.. On nous bassine avec ce nouveau mode de consommation mais peut on faire confiance à un produit bio, un produit équitable ?
       Ne doit-on pas avoir un  regard critique sur tous les modes de distribution ? 
       Au final, pour compléter la réaction préalable, j'aurais tendance à dire, donnez nous des billes pour que l'on puisse faire notre choix...

 

 

Re: consom'acteur consom'citoyen

   S'il n'était effectivement pas prévu de débat sur le thème des caisses automatiques (ce n'était pas le moment), j'espère que vous n'oserez pas reprocher à un responsable d'association de rendre compte de ce que le conseil d'administration a effectué comme démarches, représentations, visites.... 
   Et encore une fois, présenter les choix d'un distributeur n'a jamais signifié les approuver, même si la visite nous a paru agréable, bien menée et plus longue que nous ne l'imaginions.
   Mais il semble très difficile d'être un avis différent du vôtre ! 

                                                            Le Président
  

 

 

Re: ADHERENT UFC consom'acteur ; consom'citoyen

      Cher(e) adhérent(e),

       C'est ce que nous essayons de faire depuis maintenant bientôt 3 ans, vous donner des informations pour développer votre esprit critique. Et comme vous, nous avons parfois de bonnes raisons de douter de choses apparemment simples. Acheter un produit alimentaire 100% bio bourré d'huile de palme (bio !), huile qui a provoqué la déforestation d'un tiers de la forêt indonésienne (pour l'instant !), peut nous amener à nous poser des questions. Mais quand vous avez l'information, c'est à vous d'en faire ce que vous voulez.

                                            Le Président
       
      

 

 

Re: ADHERENT UFC consom'acteur ; consom'citoyen

C'est ainsi que je vois l'UFC :
      Une association qui milite pour les causes des consommateurs, une association qui informe afin que nous, consommateurs, puissions faire notre choix avec plus d'objectivité. 
amicalement 

 

 

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